<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5688687271541292837</id><updated>2011-07-31T00:41:13.411+02:00</updated><title type='text'>Blog de Stéphane Grumbach</title><subtitle type='html'>Réflexions sur la question chinoise</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5688687271541292837/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Stephane Grumbach</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13319609675079242789</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ukuWBJk5tpU/S0SIxNo-3MI/AAAAAAAAAAM/I93re1fsg8c/S220/DSC06949.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>2</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5688687271541292837.post-5552841318189805028</id><published>2010-01-06T14:12:00.002+01:00</published><updated>2010-01-06T14:28:52.962+01:00</updated><title type='text'>Chine-Europe, les raisons de l'incompréhension</title><content type='html'>Point de vue paru dans Le Monde du 24 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France manifeste à juste titre sa fierté d'avoir été la première nation occidentale à établir des relations diplomatiques avec la Chine. Cette décision relevait d'une vision à long terme de la politique internationale. Pour le général de Gaulle, c'était l'évidence et la raison. Dans la conférence de presse qu'il prononça en janvier 1964, et qui mérite d'être relue, il évoque l'histoire et la taille de la Chine, son rôle géopolitique en Asie ainsi que la dimension de son avenir, et il émet le souhait que "la France reconnaisse simplement le monde tel qu'il est".&lt;br /&gt;Depuis près d'un demi-siècle, nos relations diplomatiques ont connu un certain nombre d'aléas. L'image de la Chine dans l'opinion publique a également fortement oscillé entre fascination et rejet, avec un mouvement accéléré ces dernières années, focalisée en particulier sur le Tibet, les Jeux olympiques, les exportations massives ou la propriété intellectuelle, pour ne citer que quelques exemples.&lt;br /&gt;La France déploie aujourd'hui des efforts très importants pour essayer de renforcer ses relations avec la Chine et peser dans ses orientations. Cette politique d'influence repose en particulier sur la formation des élites. Les étudiants chinois sont nombreux dans les universités françaises comme dans les grandes écoles. Des programmes spéciaux ont été développés pour les accueillir en classes préparatoires. Certaines institutions, comme l'Ecole centrale, ont même ouvert des branches en Chine.&lt;br /&gt;Toutefois, pour certains analystes, la relation avec la Chine déçoit les attentes européennes. Un récent rapport du Conseil européen pour les relations étrangères, rédigé par John Fox et François Godement, dresse un constat alarmant des relations entre l'Union européenne et la Chine, qui montre que "la stratégie Chine de l'Union européenne est basée sur la croyance anachronique que la Chine, sous l'influence de l'engagement européen, libéralisera son économie, améliorera l'Etat de droit, et démocratisera sa politique". Le rapport montre que la Chine a accordé peu d'importance aux valeurs européennes et que l'Union a ignoré la force économique et politique de la Chine et sa détermination à résister aux influences étrangères.&lt;br /&gt;De Gaulle notait déjà, dans sa conférence de presse de janvier 1964, l'attitude indépendante de la Chine dans le contexte de la rupture avec l'URSS. La mémoire des humiliations subies lors de la confrontation avec les nations occidentales au XIXe siècle est loin d'être dissipée. A la fin de l'Empire, l'étendue des valeurs et savoirs qu'il convenait d'adopter de l'étranger suscitait un vif débat. La maîtrise des technologies des puissances occidentales fut un des défis du début du XXe siècle. Pour la Chine contemporaine, le développement scientifique et la pleine intégration aux forums mondiaux dans tous les domaines est l'une des toutes premières priorités.&lt;br /&gt;L'attitude des Européens s'inscrit dans une longue tradition prosélyte, qui dans l'époque contemporaine a bien plus cherché à influencer l'autre, qu'à le comprendre. Pour la France, il est plus immédiat de développer l'enseignement du français à l'étranger, que de renforcer l'apprentissage de la langue chinoise en France, encore souvent perçue comme une langue rare. La couverture médiatique sur la Chine présente souvent un biais qui contribue à renforcer des certitudes parfois bien éloignées de la réalité.&lt;br /&gt;En 1978, le gouvernement de Deng Xiaoping lance le programme des "quatre modernisations" pour reconstruire le pays, dont le système académique a été à peu près réduit à néant par la Révolution culturelle. Son génie sera de signer dès son arrivée au pouvoir des accords de coopération avec l'ensemble des grandes puissances scientifiques et d'envoyer par milliers, dizaines de milliers, puis centaines de milliers, les meilleurs étudiants du pays à l'étranger. Un effort coûteux et, dans un premier temps, peu productif, puisque la majorité de ces élus resteront à l'étranger. Mais les objectifs de la Chine ne sont pas de court terme.&lt;br /&gt;Tournant résolument le dos à la Révolution culturelle, la Chine a extraordinairement investi dans le développement du savoir et de la connaissance. L'éducation est la première valeur de la société contemporaine chinoise. Avec aux commandes des centaines de milliers de responsables formés à l'étranger, son expertise internationale est désormais importante.&lt;br /&gt;Ces dernières années, la Chine a encore intensifié sa capacité de maîtriser son interaction avec le monde. Les programmes de bourses à l'étranger ont repris. Elle accueille sur son territoire de nombreuses formations étrangères, pour lesquelles les universités de nombreux pays rivalisent. Le nombre d'étudiants entrant à l'université a crû très fortement, avoisinant aujourd'hui la somme de leurs homologues des Etats-Unis et de l'Europe réunis.&lt;br /&gt;La partie n'est pas facile pour les Européens qui n'ont pas su anticiper les changements du monde. L'ignorance est une des causes essentielles des difficultés avec la Chine. Une rencontre bilatérale met souvent face à face des Chinois qui connaissent parfaitement un pays européen et sa langue pour y avoir étudié et parfois travaillé, et des Européens ayant des connaissances générales sur la Chine. Ce décalage est d'autant plus dommageable que la Chine est un pays peu transparent et difficile à appréhender pour un étranger.&lt;br /&gt;Dans le domaine scientifique, les Chinois ont une connaissance du monde scientifique européen qui est aussi précise que la nôtre est parcellaire. Les programmes européens sont ouverts aux Chinois, qui bénéficient même du soutien financier de la Commission européenne et ont un niveau de participation égal à celui des Etats-Unis. Les Européens, quant à eux, ne participent pas aux programmes chinois.&lt;br /&gt;La part de la recherche mondiale qui se fait en Chine augmente extrêmement rapidement, poussée par la puissance publique et les entreprises chinoises émergentes - la Chine a dépassé le Japon pour les dépenses de recherche et développement (R &amp;amp; D) -, mais également par les entreprises transnationales qui augmentent leur capacité de R &amp;amp; D à Pékin ou à Shanghaï. La Chine développe certains des concepts qui domineront les usages, les normes et les techniques de demain. Sa puissance lui permettra de les imposer au monde.&lt;br /&gt;Certes, une conscience se développe, l'enseignement du chinois se renforce, de nombreux jeunes Européens s'installent en Chine, les entreprises intègrent leur R &amp;amp; D dans le tissu chinois, les instituts de recherche approfondissent leurs interactions, mais le sentiment domine encore que c'est aux Chinois d'apprendre et pas à nous d'appréhender le monde tel qu'il est.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5688687271541292837-5552841318189805028?l=stephanegrumbach.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/feeds/5552841318189805028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/2010/01/chine-europe-les-raisons-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5688687271541292837/posts/default/5552841318189805028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5688687271541292837/posts/default/5552841318189805028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/2010/01/chine-europe-les-raisons-de.html' title='Chine-Europe, les raisons de l&apos;incompréhension'/><author><name>Stephane Grumbach</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13319609675079242789</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ukuWBJk5tpU/S0SIxNo-3MI/AAAAAAAAAAM/I93re1fsg8c/S220/DSC06949.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5688687271541292837.post-6294817137190234725</id><published>2010-01-06T13:48:00.004+01:00</published><updated>2010-01-17T07:58:52.613+01:00</updated><title type='text'>La Chine s'invente une nouvelle tradition scientifique</title><content type='html'>Les Cahiers de Science et Vie, 113, octobre-novembre 2009&lt;br /&gt;Chine : les inventions qui ont changé le monde&lt;br /&gt;Interview par Jean-François Mondot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trente ans la Chine décidait d’investir massivement dans la recherche scientifique. Aujourd’hui elle s’impose dans des domaines comme les nanotechnologies et les technologies de l’information. Et se hisse au troisième rang mondial de la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cahiers de Science &amp; vie : A quel moment la Chine a-t-elle pris conscience de la nécessité de développer sa recherche scientifique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphane Grumbach : Cela commence au XIXe siècle, à la fin de l’empire, quand la Chine fait face à une invasion occidentale brutale et technologiquement bien supérieure. Les grandes universités se développent à partir de cette époque et pendant la première moitié du XXe siècle. La Chine de 1949 investit aussi massivement dans la recherche avec l’aide du grand frère soviétique. Mais à la fin des années 1970, après la révolution culturelle, tout est à reconstruire en matière d’éducation et de recherche scientifique. Seuls les domaines du nucléaire et du spatial, qui relevaient du ministère de la défense ont été préservés.&lt;br /&gt;En 1978, Deng Xiaoping acquiert alors la conviction que l’éducation doit redevenir une priorité. Il prend une mesure d’une très grande portée, comme on en compte peu dans l’histoire d’un pays. Il passe des accords avec les grandes nations scientifiques pour qu’ils accueillent des étudiants chinois. C’est une décision extrêmement risquée: cela coûte cher, et l’on ne sait pas dans quel délai la Chine pourra toucher les fruits de cet investissement. De fait, dans les années 1980, les premiers étudiants chinois envoyés à l’étranger ne vont pas rentrer. Ce sont les pays étrangers qui, dans un premier temps, vont bénéficier de la contribution des meilleurs cerveaux chinois.&lt;br /&gt;C’est aujourd’hui seulement qu’on mesure le bien-fondé de cette mesure. Il n’existe pas un domaine où la Chine ne dispose de ressortissants capables de lui prodiguer des conseils. D’une part les étudiants qui reviennent définitivement dans leur pays d’origine sont de plus en plus nombreux. Le gouvernement chinois favorise leur retour avec un programme très complet d’incitations : bon salaire, allocation de fonctionnement de laboratoire pour cinq ans, et divers avantages supplémentaires. D’autre part, les étudiants installés à l’étranger, qui ne reviennent que deux ou trois fois par an, donnent des cours et des séminaires lors de leur séjour dans leur pays d’origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CSV : Quel est aujourd’hui le niveau d’investissement de la Chine en recherche-développement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S. G. : la Chine occupe la deuxième place mondiale, devant le Japon et derrière les Etats-Unis en parité de pouvoir d’achat. Elle consacre 150 milliards de dollars d’investissement à la recherche, contre 229 milliards pour l’Union européenne en 2007. L’investissement de la Chine dans ce domaine augmente de 20 à 30 % par an. Il correspond en ce moment à 1,5 % du PIB. L’objectif est d’arriver à 2,5 % du PIB en 2020.&lt;br /&gt;Il faut dire que le contexte est très favorable à ce développement. Contrairement à l’Europe où les filières scientifiques souffrent parfois d’une certaine désaffection auprès des étudiants, elles sont l’objet en Chine d’un prestige inégalé.&lt;br /&gt;Le mot « science » revient en permanence dans les discours des responsables. Il n’y a pas un journal télévisé où l’on ne voie une personnalité politique visiter une installation scientifique ou technique. Non seulement la recherche scientifique est une priorité politique, mais la politique elle-même se revendique comme scientifique. De tout cela résulte une atmosphère très positiviste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CSV : Sur quels établissements ou institutions repose cet effort scientifique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S. G. : L’académie des sciences est incontestablement une des institutions phares, avec une centaine d’instituts accueillant chacun plusieurs centaines d’étudiants. Elle est pluridisciplinaire, et axée sur les sciences dures. La Chine possède également un certain nombre d’instituts performants dépendant de ministères techniques, notamment dans le domaine de l’espace, de l’aéronautique, du nucléaire, de la santé. Les autorités chinoises sont particulièrement attentives à ce dernier secteur : D’une part à cause des spécificités de la médecine chinoise qui ont été insuffisamment explorées, et d’autre part en raison des maladies émergentes dont plusieurs trouvent leur origine sur le territoire chinois (SRAS, grippe aviaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CSV : Combien y a-t-il d’étudiants en Chine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S. G. : Le nombre d’étudiants chinois entrant à l’Université équivaut, toutes filières confondues, à peu près à la somme des étudiants européens et américains. A la différence des étudiants américains qui privilégient les filières les plus rémunératrices comme le droit ou le commerce, les meilleurs étudiants chinois se dirigent volontiers vers les filières scientifiques. En ingénierie, par exemple, la Chine compte six fois plus d’étudiants que les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CSV : Quels sont les résultats de tous ces efforts pour promouvoir la recherche scientifique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S. G. : En nombre de publications, la Chine est passée d’une situation invisible il y a 20 ans, à un niveau tout à fait remarquable aujourd’hui. Elle est globalement quatrième, et même deuxième ou troisième dans certains domaines. Le taux de citation des publications scientifiques chinoises reste plus bas qu’en Europe, mais il a fortement augmenté. L’objectif de la Chine désormais, après avoir obtenu des résultats très notables sur la quantité de ses publications scientifiques, est de renforcer la qualité de ses travaux.&lt;br /&gt;D’ores et déjà la Chine commence à s’imposer dans certaines niches : en physique (particulièrement en physique quantique et physique des hautes énergies) en chimie, ou encore dans le domaine des nanotechnologies. Dans le domaine informatique, la Chine occupe une place très importante avec le plus grand nombre d’internautes et d’utilisateurs de mobiles au monde. Cela lui permet de percer dans les télécommunications, ou d’occuper une position très favorable parmi les équipementiers, avec notamment la marque Huawei. La Chine est devenue le premier exportateur de technologies de l’information devant les Etats-Unis. Au niveau industriel, la croissance annuelle des exportations de produits de haute technologie est supérieure à 40%, soit 20 points de plus que la croissance des exportations en général. Et le fait que près de 80 % de ces produits reposent sur des brevets étrangers est bien sûr une incitation supplémentaire à faire des efforts de recherche et développement. Dans ce dernier domaine, la croissance des dépôts de brevets a suivi la même évolution que les publications. Pour les brevets dits « triadiques », c’est-à-dire déposés conjointement en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, la Chine est passée dans le club des quinze premiers, gagnant plus de quinze places en une dizaine d’années.&lt;br /&gt;D’un point de vue symbolique, ce qui manque à la Chine est d’obtenir un prix Nobel. Bien sûr, certains Chinois naturalisés américains l’ont déjà obtenu (cinq en physique et un en chimie) mais ce n’est pas la même chose. Il est certain que les Chinois aimeraient beaucoup recevoir un prix Nobel dans une discipline scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CSV : Depuis une dizaine d’années, la Chine devient un acteur de poids dans le domaine spatial. Sa présence dans ce secteur s’explique-t-elle par des raisons symboliques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S.G : Il est certain que la volonté de prestige national et international joue un rôle important. La Chine entend se doter d’un programme spatial à l’égal des plus grandes puissances. En même temps, les retombées technologiques en sont importantes. Le programme spatial n’est que la partie la plus visible des ambitions scientifiques et technologiques de la Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CSV : Quels sont les points noirs du développement scientifique chinois ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S.G. : Sa difficulté principale, à mon sens, est liée au management de la recherche scientifique. Il faudrait arriver à obtenir une plus grande autonomie pour les scientifiques: dans la sélection des projets de recherche, l’arbitrage des scientifiques n’a pas le même poids que celui des politiques.&lt;br /&gt;Autre point noir : la fraude scientifique est devenue un véritable problème en Chine, dénoncée par les médias à plusieurs reprises. Elle est due pour une part à une très grande pression auprès des chercheurs pour qu’ils publient le plus possible. Leurs revenus dépendent d’ailleurs du nombre de publications.&lt;br /&gt;Pour espérer résoudre toutes ces difficultés, la Chine doit développer une tradition scientifique plus forte. C’est aussi une question de pyramide des âges : le pays manque de scientifiques chinois expérimentés de plus de 50 ans. Le nombre de personnes capables de diriger des recherches de haut niveau est donc relativement faible. Au total, si la Chine n’est pas encore le laboratoire du monde, elle est déjà la troisième puissance scientifique mondiale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5688687271541292837-6294817137190234725?l=stephanegrumbach.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/feeds/6294817137190234725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/2010/01/les-cahiers-de-science-et-vie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5688687271541292837/posts/default/6294817137190234725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5688687271541292837/posts/default/6294817137190234725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanegrumbach.blogspot.com/2010/01/les-cahiers-de-science-et-vie.html' title='La Chine s&apos;invente une nouvelle tradition scientifique'/><author><name>Stephane Grumbach</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13319609675079242789</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ukuWBJk5tpU/S0SIxNo-3MI/AAAAAAAAAAM/I93re1fsg8c/S220/DSC06949.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
